IL M'A APPELÉE MALALA

IL M'A APPELÉE MALALA
01.12.2015

EN AVANT-PREMIÈRE NATIONALE - DANS LE CADRE DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DE LA VIOLENCE À L’ÉGARD DES FEMMES - rencontre, à l’issue de la projection, avec Annie SUGIER, Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes.


La jeune Pakistanaise Malala Yousafzai, qui milite pour le droit à l'éducation et résiste aux talibans, a remporté le prix Nobel de la paix ce vendredi 10 octobre.
Portrait.


Malala Yousafzai, adolescente pakistanaise qui a miraculeusement survécu à une balle dans la tête tirée par des talibans, est aujourd'hui une icône du droit des filles à l'éducation face à l'extrémisme. L'année dernière, la jeune fille de 17 ans racontait son histoire dans une autobiographie, "Moi, Malala je lutte pour l'éducation et je résiste aux talibans" (Calmann-Lévy).
Une famille militante
Malala Yousafzai naît le 12 juillet 1997 au Pakistan dans la vallée du Swat. Depuis son plus jeune âge, elle est plongée dans le militantisme. Son père est lui-même un défenseur du droit à l'éducation. Il a d'ailleurs fondé une école, qui sera rebaptisée au nom de la jeune fille plus tard.
C'est à l'âge de 11 ans que Malala se fait connaître du grand public. Alors qu'elle accompagne son père à une conférence de presse à Peshawar, elle dénonce les talibans qui détruisent les écoles et impose la charia.
Elle poursuit dans cette voie en témoignant de sa vie sous le régime des talibans, sous le pseudonyme de Gul Makai, dans un blog publié par la BBC. Son identité sera révélée quelques mois plus tard et elle poursuit son combat. En décembre 2011, elle est récompensée du prix national de la jeunesse pour la paix, décerné par le Premier ministre pakistanais.  
En parallèle de son engagement, Malala est menacée de mort à plusieurs reprises.
Le 9 octobre 2012, Malala est visée par un attentat
"Le jour où tout a changé était le mardi 9 octobre", écrit-elle dans son autobiographie. Ce jour-là, Malala, alors âgée de 15 ans, est victime d'un attentat perpétré par les talibans.
Alors qu'elle se rend à l'école, le bus scolaire s'arrête brusquement. Des hommes masqués montent à bord. L'un d'eux demande "qui est Malala" et lui tire dessus. La jeune fille reçoit une balle en pleine tête.
Plongée dans le coma, l'adolescente est transférée dans un hôpital britannique. Par miracle, son cerveau n'est pas touché mais son rétablissement durera quatre mois.  
Depuis sa sortie de l'hôpital, Malala et sa famille résident à Birmingham. La jeune fille espère pouvoir revenir dans son pays un jour. "Je ne souhaite à personne d'être arraché du pays qu'il adore".
Une icône de la lutte pour le droit à l'éducation
Avec la médiatisation de son histoire, l'adolescente est devenue une héroïne et icône du combat pour le droit à l'éducation.
A partir de 2011, elle reçoit de nombreux prix récompensant son engagement : le prix international des enfants pour la paix, le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes, le prix Anna Politkovskaïa et le Prix Sakharov du parlement européen.
Le 10 décembre 2012, l'Unesco et le Pakistan créent le Fonds Malala qui vise à scolariser tous les enfants du monde d'ici à 2015.
En avril, l'hebdomadaire américain Time fait figurer Malala dans sa liste des cent personnalités les plus influentes du monde.
Le 12 juillet 2013 le jour de ses 16 ans, elle lance à l'ONU, un vibrant appel à "l'éducation pour tous les enfants". "Nos livres et nos stylos sont nos armes les plus puissantes. Un enseignant, un livre, un stylo peuvent changer le monde", déclare-t-elle ce jour-là devant les grands de ce monde. Elle est chaleureusement applaudie par toute l'assemblée.
Ce vendredi 10 octobre, le prix Nobel de la paix a été décerné conjointement à Malala et à Kailash Satyarthi "pour leur combat contre l'oppression des enfants et des jeunes et pour le droit de tous les enfants à l'éducation".
Malala aspire aujourd'hui à une carrière politique pour "changer l'avenir" du Pakistan. "Je vais être une femme politique plus tard. Je veux changer l'avenir de mon pays et rendre l'éducation obligatoire".

Le 25 novembre est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
Elles sont nombreuses en France et dans le monde à être exposées quotidiennement à des comportements agressifs et destructeurs de la part de leur conjoint ou de personnes proches.
Les violences faites aux femmes ne sont pas des faits isolés, elles ne se limitent pas à une culture, une région ou un pays particulier.
Elles touchent tous les milieux sociaux et toutes les tranches d’âge.
Elles prennent différentes formes : viols et autres agressions sexuelles, violences conjugales (physiques mais aussi psychologiques, économiques, sexuelles), harcèlement sexuel, mutilations sexuelles, prostitution, mariage forcé.
Les violences contre les femmes sont une violation de leurs droits fondamentaux, droit à la liberté, à la sécurité.
Elles résultent d’une discrimination à leur égard. Il s’agit de violences sexistes qui trouvent leurs origines dans les rapports de pouvoir qui existent dans la société entre les hommes et les femmes, elles sont le révélateur extrême de toutes les autres inégalités entre les femmes et les hommes.  Aujourd’hui il faut les prévenir c’est pourquoi nous devons encore en parler.
En partenariat avec Cinémassy, nous vous proposons « Il m’a appelée Malala», un documentaire sur la courageuse Malala, jeune pakistanaise devenue symbole de la lutte pour l'éducation des filles dans le monde après s'être soulevée, au péril de sa vie, contre le fondamentalisme religieux.
Pour en débattre, à l’issue de la projection nous recevrons Annie Sugier, Présidente de la ligue du droit international des femmes.

Annie Sugier est physicienne, chimiste, Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes (LDIF) et vice présidente de la Coordination du Lobbying Européen en France (CLEF).
Depuis de nombreuse années Annie SUGIER milite pour l’universalité des droits des femmes quels que soient les Etats et les religions, pour l’application des règles universelles en prenant notamment l’exemple de l'Olympisme ; elle combat les violences faites aux femmes issues de l’immigration.
La LDIF s’est portée partie civile dans le procès des meurtriers de Sohane brulée vive dans un local à poubelles à Vitry sur Seine et a obtenu la qualification de crime sexiste (article «la plaque errante de Sohane »).
Annie Sugier est l'auteure de nombreux articles et d’écrits dans des ouvrages collectifs’ : “Histoires du MLF”, « Femmes voilées aux jeux Olympiques » et récemment “ C’est quoi être féministe?” etc….


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