LA BELLE SAISON

LA BELLE SAISON
21.08.2015

rencontre avec Catherine CORSINI, réalisatrice, à l’issue de la séance.


SYNOPSIS
1971. Delphine, fille de paysans, monte à Paris pour s’émanciper du carcan familial et gagner son indépendance financière. Carole est parisienne. En couple avec Manuel, elle vit activement les débuts du féminisme. Lorsque Delphine et Carole se rencontrent, leur histoire d’amour fait basculer leurs vies.

ENTRETIEN AVEC CATHERINE CORSINI

Pourquoi avez-vous eu envie de situer La Belle Saison dans les années 70 ?
J’avais l’envie profonde de rendre hommage aux femmes féministes qui ont souvent été vilipendées, traitées de mal baisées... Moi-même je n’ai pas été une très grande féministe pendant des années, je n’étais pas loin de partager cette image d’elles. Mais je me suis vite rendu compte que beaucoup des acquis sur lesquels je vis aujourd’hui, on les devait à ces femmes qui se sont battues, engagées. Un grand nombre d’entres elles étaient homosexuelles. Grâce à ce mouvement, enfin, elles pouvaient faire entendre leur voix. De fait, les homosexuelles ont beaucoup fait pour l’émancipation des femmes en général.
Il y avait une vitalité, une insolence dans le mouvement féministe qui m’a séduite. Je ne vois rien aujourd’hui de comparable. J’ai compris que le féminisme mettait l’humain au centre, et ça a été le grand principe de l’écriture du film.

Comment vous êtes-vous documentée ?
D’abord grâce à la figure merveilleuse de Carole Roussopoulos, la première vidéaste à avoir filmé les luttes des femmes, le premier défilé homosexuel en marge du rassemblement du 1er Mai 1970. Très proche de Delphine Seyrig, elle a coréalisé avec elle des films militants jubilatoires. Ce sont elles qui m’ont donné envie d’appeler mes héroïnes Carole et Delphine.
Et puis j’ai interviewé plusieurs féministes dont Catherine Deudon qui a fait des photos des actions depuis le début, Anne Zelenski et Cathy Bernheim également. Toutes ont participé au premier acte féministe : aller déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de la femme du soldat inconnu à l’Arc de triomphe en disant : « Qui est plus inconnu que le soldat inconnu ? Sa femme ! ».
J’ai lu tout ce que j’ai pu trouver, entre autres des journaux comme « Le torchon brûle ». Et tout ce matériau écrit et filmé que j’avais réuni, je l’ai donné aux actrices. Elles étaient toutes investies de cette parole, de ce discours, de l’importance des luttes comme le droit à l’avortement, le droit à disposer de son corps. Transmettre cette énergie était essentiel pour moi, c’est ce qui m’a animée durant le tournage.

Et le travail de reconstitution ? Le film est une plongée dans une époque mais il ne fait jamais carton pâte...
Avec Jeanne Lapoirie, la chef opératrice, et Anna Falguères, la chef déco, nous avons veillé à cela. Nous choisissions toujours ce qu’il y avait de plus basique, mélangeant des choses modernes pour l’époque à des choses anciennes. Nous faisions très attention à ce que la voiture qui passe dans la rue ne soit pas trop visible, pas trop marquée « voiture d’époque », pareil pour la casquette d’un paysan ou la manière dont sont habillées ces jeunes féministes... Il fallait retrouver une justesse d’époque naturellement, mais aussi une certaine neutralité, éviter trop de pattes d’éph’, de tuniques à fleurs... Heureusement, ça court beaucoup dans les scènes de rues, on a moins tendance à faire attention aux éléments qui datent. Par ailleurs, on a souvent tendance dans un film d’époque à tout « décorer » dans les années où le film est situé mais il y avait pleins de gens en 70 qui s’habillaient encore comme dans les années 50, et chez qui les papiers peints dataient.
Mon obsession était de ne pas être dans une reproduction rigide des actions féministes. Je me suis autorisé des libertés, même si les actions reflètent peu ou prou ce qui s’est passé. Je les ai donc revisitées, notamment la scène du jeté de mou de veau sur le Professeur Chambard. J’ai choisi aussi de ne pas refaire des scènes attendues comme celle de l’Arc de Triomphe. Je voulais d’abord être dans la vitalité de cette période historique. D’où l’envie de mêler une action du FHAR (front homosexuel d’action révolutionnaire), qui avait fait sortir un jeune homme d’un hôpital psychiatrique en Italie, à celle de ces féministes.

A cet égard, la réunion politique dans l’amphi de la Sorbonne est jubilatoire.
Je voulais faire cette scène d’amphi, réunir toutes ces femmes, les voir en train de discuter, de s’engueuler. Evidemment, ça criait car prendre la parole et se faire entendre pour une femme qui ne l’a jamais fait, ce n’est pas facile. D’autant plus qu’elles ne voulaient pas de chef pour mettre de l’ordre ! Mais cette énergie de groupe est très belle, joyeuse et iconoclaste. Il y avait aussi beaucoup de prise de risques dans leur activité militante. Elles se retrouvaient facilement au poste de police.
J’ai imaginé cette scène en mélangeant toutes les versions qu’on m’en a faites. Il n’y a aucune trace de ces rencontres nulle part, il était même compliqué de savoir comment était l’amphi. Chacune me donnait une version différente. Alors on a tout réinventé, avec dans nos bagages toute cette documentation que j’avais réunie et à partir de laquelle on a fait des petites impros. Quand ça discute au début, les filles sont nourries de ça, on sent une vérité. On a soigné le casting de la figuration en essayant de prendre des filles qui sont dans des mouvements féministes ou LGBT aujourd’hui, en tout cas concernées. Pour le groupe des copines de Carole, je me suis régalée à les trouver, toutes sont formidables et notamment Laetitia Dosch qui est une actrice géniale. Cette journée de tournage était intense, fébrile, je sentais que tout le monde était content d’y participer. Avec l’équipe on a été conquis quand on a entendu les filles commencer à chanter ‘‘ L’Hymne des femmes ’’.

Cette matière historique est intrinsèquement mêlée au parcours intime de Delphine et Carole ... Comment lier l’intime et l’Histoire, c’était le centre de nos débats lors de l’écriture. Comment peut-on s’engager politiquement, être courageux pour les autres et en revanche avoir du mal à défendre « sa cause » dans la vie privée. Cette opposition me parlait profondément et ramenait de la fiction, de la dramaturgie. Delphine est empêchée dans sa vie intime mais, dans le même temps, elle a le courage d’aller délivrer un mec homo interné, de lancer du mou de veau sur un médecin « anti avortement ».

Comment s’est passé le casting ?
Cécile de France, j’ai écrit pour elle, je la voyais dans ce rôle. C’était une évidence. J’aime sa clarté, sa vaillance, son allure. Quand on a un acteur en tête, c’est simple. Pour Delphine, c’était moins évident. Pour tenir la route en face de Cécile, il ne fallait pas quelqu’un d’évanescent mais quelqu’un de fort. Une fille qui ne fasse pas trop parisienne afin qu’on y croie quand on la voit sur un tracteur. Izïa Higelin avait ce caractère, ce côté brut, sauvage. C’est un tempérament. Je pense que ça lui coûte de jouer et c’est ça qui la rend si émouvante.
Des deux personnages, celui de Delphine est celui qui est le plus proche de moi. C’est pour ça je crois qu’il m’a été plus difficile de trouver l’actrice qui devait l’incarner.

Comment les avez-vous dirigées ?
Vouloir qu’un acteur corresponde au personnage idéal, celui que j’ai imaginé, crée toujours une forme de déception. Alors maintenant, plutôt que lutter avec les acteurs pour les amener au personnage, j’essaye de les voir tels qu’ils sont et d’amener le personnage vers eux et que celui-ci révèle chez eux quelque chose d’intime. C’est comme une réaction chimique ce qui se passe entre un rôle et un acteur, mais ce qui est sûr c’est qu’un acteur est traversé par un rôle, il n’en sort jamais indemne. Tourner en numérique - c’était la première fois - m’a permis de ne pas rester complètement collée au scénario, de filmer des moments un peu à côté qui nourrissent complètement le film, d’inventer des scènes, de prendre des libertés, d’avoir plus de souplesse, parfois de réintroduire des scènes que j’avais écrites avec ma scénariste Laurette Polmanss et mises de côté, avec l’arrière-pensée de les réutiliser.

Vous faites sans cesse résonner entre elles les problématiques politiques et intimes, notamment dans la scène où Manuel fait remarquer à Carole que d’un côté elle se bat pour être libre et de l’autre elle tombe dans une histoire d’amour qui la rend dépendante...

J’aime beaucoup le personnage de Manuel, je trouvais intéressant qu’il mette Carole face à ses contradictions en lui disant que l’engagement ce n’est pas que dans un amphi avec des copines, et qu’on puisse lui donner raison. Il a aimé Carole parce qu’elle était libre, et il le lui rappelle... Je ne voulais pas que ce soit un salaud, un homme uniquement jaloux, focalisé sur ses problématiques, même s’il est blessé. Ils sont tous les deux profs, le fruit de 68, lui est Mao, ils ont dû militer ensemble à un moment. Ce couple fonctionne dans l’idée qu’on peut vivre autrement que bourgeoisement. Quand ça clashe entre eux, ce n’est pas dans la violence. Manuel cherche à faire changer d’avis Carole par la réflexion et cherche à l’atteindre par le raisonnement. La Belle Saison est un film avec des femmes, autour du mouvement des femmes, avec une histoire d’amour entre deux femmes... Je ne voulais pas d’hommes mesquins à coté. Je voulais qu’ils soient attentifs aux femmes et ne soient pas que des antagonistes. Comme le dit Carole au début : « On n’est pas contre les hommes, on est pour les femmes ».

Et mettre en scène la campagne ?
J’ai retrouvé des souvenirs, des sensations de mon enfance, car j’ai passé une partie de ma jeunesse en Corrèze. Je voulais mettre en parallèle le côté bouillonnant de Paris et celui, intemporel, de la campagne. Comment allier ces deux mouvements dans le film ? Comment ces mondes vont glisser l’un vers l’autre, se faire écho, se contaminer ? Là encore, je me suis documentée, notamment par le biais d’une amie, Anne Bouthry, une fille de paysans montée à Paris dans ces années-là. Elle m’a soufflé beaucoup de choses et m’a aidée à faire le lien entre ces deux mondes. C’est en parlant avec elle aussi que cette histoire s’est construite. J’ai également revu les films de Georges Rouquier, Farrebique et Biquefarre, qui sont de précieux témoignages sur le monde paysan, où se mêlent documentaire et fiction. Et pendant les repérages, j’ai pu parler avec des paysans qui étaient jeunes à l’époque. Ils m’ont raconté les conditions dures dans lesquelles certains ont vécu et vivent encore aujourd’hui. Et puis à la campagne, il y avait le personnage d’Antoine. Kevin Azaïs a été un partenaire très fin, très attachant. Il joue le personnage de l’éconduit, celui dont on se dit, c’est injuste mais ca ne marchera pas pour lui.

Et le désir de filmer la liberté des corps ?
Jouer avec cette nudité faisait presque partie de la logique et de l’écriture de ces années-là. Tout d’un coup on trouvait normal de se montrer nu, d’avoir des poils sous les bras ! Mais bizarrement, ce désir est arrivé tout doucement, en tournant. Au départ, j’avais davantage envie de montrer la beauté des paysages, le travail des champs. J’étais presque plus du côté de la peinture, de Manet...
C’est un peu Cécile qui en incarnant Carole m’a amenée vers ça. J’adorais le look qu’on lui avait fait, avec ses cheveux blonds, cette crinière. Et quand on a décidé qu’elle ne porterait pas de soutien-gorge, soudain s’est dessiné le personnage de cette fille parisienne libérée qui a une aisance avec son corps, qui se trimballe nue dans son appartement. Cécile m’a apporté cette liberté que je trouve très belle chez elle et qui correspondait bien au personnage de Carole, cette fille vaillante et sans tabou.
Le moment où Carole ouvre sa robe derrière les vaches, c’est Cécile qui l’a improvisé. Je trouvais ça drôle, ça ressemble tellement à Carole d’amener un vent de liberté dans cette campagne austère. Carole n’a pas de problème avec la nudité, contrairement à Delphine qui n’est pas du tout à l’aise avec son corps. Peut-être parce qu’elle se sait homosexuelle et ne l’assume pas. Quant à la scène où elles font l’amour dans les champs, elle était très peu écrite. C’est un moment charnel cru, qui se transforme en moment drôle, à cause des vaches à côté qui beuglent. Ma scénariste m’a aussi fait découvrir le film Le bonheur d’Agnès Varda, c’est un film inspirant pour filmer l’amour d’une façon pudique mais libre.

Entre Carole et Delphine, c’est une grande histoire d’amour...
On m’a souvent reproché la noirceur de mes personnages. J’avais envie de faire un film où les personnages ont une belle âme, un côté solaire, extrêmement généreux, ouvert sur l’autre. Ce qui n’empêche pas les zones d’ombres et de conflits. Mais ceux-ci sont intérieurs aux personnages. On sent bien que le premier ennemi de Delphine, c’est elle-même. Sa mère est un obstacle certes, mais Delphine n’ose pas l’affronter, comme elle n’ose pas affirmer son propre désir. La façon dont Delphine fantasme d’une certaine manière la toute-puissance de sa mère, c’est ça qui rend le drame plus douloureux.

Quand elles pique-niquent toutes les deux avec la mère de Delphine, on se dit que celle-ci pourrait s’ouvrir aux arguments et à la liberté de Carole...
Le moment dont vous parlez est une toute petite improvisation en fin de scène, où Noémie et Cécile apportent cette finesse aux personnages qui permet de sentir un glissement possible et évite de faire de cette mère une femme complètement fermée.

Du coup, la dernière scène très violente est acceptable car on n’est pas dans la caricature.

Noémie Lvovsky est une immense actrice et sa grande question était justement de savoir si on allait croire à cette scène : « Vous êtes le diable dans cette maison ! ». C’est la peur qui fait réagir la mère si violemment. Peur devant l’inconnu qui lui semble inconcevable et anormal : l’homosexualité de sa fille.
Pour pouvoir jouer cette scène-là, il lui a fallu au préalable déjouer les stéréotypes de la mère acariâtre. Les acteurs sont un peu les metteurs en scène des films. Pour arriver à faire croire à leur personnage, ils ont besoin de construire quelque chose. Ca fait un moment que j’avais envie de tourner avec Noémie. En paysanne des années 70, c’était un challenge car on a tendance à lui donner des rôles plus proches d’elle.

Le film est très joyeux et optimiste sur l’époque mais plus sombre quand on est dans l’intériorité des personnages, accompagnée d’ailleurs par une musique plus douloureuse...

 D’un côté, il y a les morceaux d’époque - Janis Joplin, Colette Magny, Joe Dassin - et de l’autre une musique résolument plus moderne, The Rapture, un groupe d’aujourd’hui, exprimant la modernité que Carole apporte dans cette campagne. Et puis il y a la musique originale de Grégoire Hetzel qui amène du lyrisme et épouse les sentiments intérieurs de Delphine et Carole, la façon qu’elles ont d’être prisonnières d’elles-mêmes par moments.
Avec Grégoire on a travaillé en tâtonnant. Il est venu très tôt et très vite on a pensé à un mouvement tourbillonnant, on a écouté des musiques de films, du Grieg. C’est la troisième fois que je collabore avec lui. Il est très souple, il a beaucoup de lyrisme, une grande acuité.

Et la fin du film ?
Derrière le refus d’une happy end, du moins trop affirmée, je pense qu’il y a l’idée que le combat des femmes pour leur émancipation et le combat pour se connaître soi-même sont de longs chemins. Si Delphine avait réussi si vite à quitter la ferme, on se serait dit qu’il n’y avait pas de quoi en faire toute une histoire ! A la fin du film, j’ai le sentiment qu’elle a encore à se battre. Et puis j’aime ces histoires d’amour où l’on se loupe parce que ce n’est pas le bon moment. C’est mon côté mélo mais c’est comme dans la vie.

Parler du MLF aujourd’hui est encore d’actualité ?

Aujourd’hui plus que jamais quand je vois le sort des femmes dans le monde. Les femmes doivent se mobiliser car elles restent les premières victimes des états autoritaires. Elles sont toujours des opprimées. Le droit à l’avortement remis en question en Espagne l’année dernière... Je pense que les révolutions et les changements de demain doivent se faire par les femmes.
A l’époque du film, les femmes revendiquaient l’égalité, des salaires égaux à ceux des hommes, « que la femme ne soit pas un objet publicitaire », aujourd’hui, c’est toujours la même chose, malgré des avancées, les mentalités n’ont pas suffisamment évolué. On est dans une période de régression terrible et c’est d’une importance vitale d’en prendre conscience et d’agir. Dès que je suis dans une réunion, j’essaye de faire de plus en plus attention à ce que les femmes soient écoutées. Je ne comprends pas pourquoi les femmes font toujours autant peur, pourquoi on les empêche de penser, pourquoi elles n’ont pas les mêmes droits. Pourquoi ?

Et du côté de l’homosexualité, on a davantage évolué ?
Je pense que les gens sont moins cachés mais ça reste aussi douloureux pour certaines personnes de dire et vivre leur homosexualité. Dans les manifestations horribles qu’il y a eu contre « le mariage pour tous », l’année dernière, on a vu beaucoup de familles se déchirer, de parents aller manifester alors qu’ils connaissaient l’homosexualité de leurs enfants.
Un film a conforté mon envie de faire le mien : Les Invisibles de Sébastien Lifshitz. J’ai trouvé exemplaire ces témoignages d’homosexuels. Leurs amours sont magnifiques. On sent le déchirement qu’ont vécu certaines femmes, comme cette femme mariée, qui a eu des enfants et s’est découverte homosexuelle sur le tard. Ces changements de vie sont étonnants, ils m’émerveillent. J’avais envie de retraduire l’émotion que j’ai eue par un film de fiction.

C’est votre première collaboration avec la productrice Elisabeth Perez, qui est aussi votre compagne.
Je sortais de trois films avec ma productrice Fabienne Vonier, décédée il y a deux ans. Fabienne me donnait beaucoup d’attention, on s’appréciait, c’était difficile de trouver quelqu’un qui la remplace.
Avec Elisabeth, il y a beaucoup d’intuition. J’ai aimé son exigence, mêlée à une grande bienveillance. Notre collaboration a également été extrêmement riche, agréable, respectueuse. J’ai l’impression d’avoir vraiment partagé le film avec elle, à toutes les étapes, dans une grande confiance.
La Belle Saison est un peu comme un nouveau départ et j’ai essayé de communiquer ce sentiment à toute l’équipe : au début du tournage, je leur avais écrit un petit mot pour leur dire que ce film était très important pour moi car c’était la première fois que je travaillais avec Elisabeth et que je parlais aussi frontalement de l’homosexualité. Ca faisait longtemps que j’avais le désir de raconter cette histoire mais c’est Elisabeth qui m’a poussée à travailler sur ce sujet, qui m’a donné ce courage, qui m’a guidée vers ce film. Je le lui dois complètement.
Propos recueillis par Claire Vassé


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