UNE HISTOIRE DE FOU

UNE HISTOIRE DE FOU
13.11.2015

rencontre avec Robert GUÉDIGUIAN à l’issue de la séance.


« Une Histoire de Fou » de Robert Guédiguian



Présenté en séance spéciale lors du 68ième Festival de Cannes, le film de Robert Guédiguian fait dialoguer mémoire et justice autour du génocide des Arméniens.

Pour les passionnés de Guédiguian, son dernier film « Une Histoire de Fou » répond à tout ce qu’on attend de lui : engagé, politique, objectif, véridique, tout en nous entraînant dans une trame dramatique originale. Et ce, malgré la difficulté de son sujet : sauvegarder la mémoire, mettre en œuvre la vengeance et demander justice pour les rescapés du génocide des Arméniens. Ensuite, faire un film sur le génocide des Arméniens, en optant pour montrer « l’après », au lieu des atrocités elles-mêmes. Puis enfin, à travers la notion du pardon, poser une certaine critique de la violence, quelle que soit la justesse de la cause.

L’intrigue du film a été conçue à partir d’une histoire vraie, celle de José Gurriaran, jeune journaliste espagnol paralysé après avoir été blessé par une bombe posée par l’ASALA (Armée Secrète Arménienne pour la Libération de l’Arménie), à Madrid en 1981. Gurriaran avait fait l’impensable en allant rencontrer l’auteur de l’attentat, pour ensuite le raconter dans son livre intitulé « La Bomba ».

« Une Histoire de Fou » commence en 1921, avec l’assassinat de l’un des commanditaires du génocide des Arméniens en 1915, Talat Pacha, par Soghomon Tehlirian à Berlin. Sur un (long) prologue en noir et blanc, Guédiguian revisite les pages de l’Histoire en relatant à travers les textes originaux des procès-verbaux le procès du jeune Tehlirian et l’euphorie vécue chez les Arméniens après son acquittement. Après avoir posé les fondements par cette première partie nécessaire certes, mais un peu didactique (par exemple, il reprend mot-à-mot la plaidoirie des avocats de Tehlirian : « Les Allemands sont complices d’une boucherie par alliance »), il faut attendre la deuxième partie (ou le deuxième film) pour retrouver la patte de Guédiguian que nous aimons tant.

Nous sommes au début des années 80, l’ASALA poursuit son combat pour la reconnaissance du génocide par la lutte armée depuis quelques années. Aram et Vahé, jeunes communistes arméniens, décident de s’engager. Malgré l’opposition de ses parents, Aram fait partie du groupe qui fera exploser la voiture de l’ambassadeur de Turquie à Paris, où un « innocent », Gilles, étudiant en médecine, sera mutilé à vie. Avec un retournement de situation, où la mère accablée par  l’acte de violence de son fils demande pardon à cette victime innocente au nom de tous les Arméniens, il y a un effet de miroir pour ce qu’attendent tous les Arméniens de l’Etat turc depuis un siècle. La mère n’est pas seulement la mère de l’assassin, mais également la mère patrie, la patrie perdue à jamais, mais si souvent rêvée..

C’est à partir de cet événement que s’impose la vision de Guédiguian sur ce qui constitue la quête de justice des Arméniens. Si l’ASALA a fait considérablement avancer la cause arménienne, en libérant la mémoire enfouie de l’extermination d’un peuple—paradoxalement—par la violence, Guédiguian nous dévoile sa quête pour « la vérité » en questionnant les limites de la légitimité de cette violence. (voir interview ci-dessous)

Dans « Une histoire de fou », Guédiguian questionne également l’identité arménienne cent ans après le génocide. Descendant de rescapés d’un génocide toujours nié et fils d’une Allemande dont les dirigeants ont commis un génocide reconnu, ce paradoxe personnel permet sans doute à Guédiguian de poser un regard ouvert et objectif sur l’arménité aujourd’hui. « Le génocide a fait de nous des fous. Nous existons grâce à lui. Nous sommes nés d’une montagne de cadavres ». Ce sont les mots de Aram lors de sa formation à Beyrouth après avoir fuit la France suite à l’attentat auquel il a participé. « L’Histoire de fou » donne ainsi à tout un chacun matière de réflexion sur la mémoire et la justice, et, autant que possible, la construction d’un avenir, en rappelant aux négationnistes la nécessité de faire face au « crime des crimes » qu’est un génocide.



Qu'est-ce qui vous a amené à faire cette « Histoire de Fou » ?

Robert Guédiguian : J’y pensais surtout depuis que je suis allé en Arménie, la première fois en 2000.  Donc cela fait 15 ans que je me dis que je vais peut-être travailler sur cette question. Le parti-pris,  c’était quand même de faire un film de fiction et pas un documentaire. Il y en a eu beaucoup d’ailleurs, de documentaires, et de très bons. Mais c’était difficile, il fallait trouver des solutions, comme le procès (de Soghomon Tehlirian), comme le point de vue de la victime innocente. Il fallait trouver le nœud tragique, qui est pour moi extrêmement important, qui est le personnage de la mère. Elle devient quasiment la mère de la victime à la fin alors qu’elle est la mère de celui qui a posé la bombe.  Sans vouloir paraître prétentieux, c’est une très bonne idée d’avoir inventé cette histoire avec la mère, qui est au sein de l’affaire et qui, en plus, universalise le film. Ce personnage en fait une tragédie antique, qui dépasse l’histoire arménienne, dépasse les histoires entre Arméniens et Turcs, ça devient universalise le film. C’était donc difficile et c’est pour cela que j’ai attendu, hésité, réfléchi, il a fallu que ça murisse.

Vous avez voulu le faire pour le centenaire du génocide?

RG : Oui. Tout était prêt il y a deux ans déjà. Il était déjà financé et je pouvais tourner. Et on s’est dit, avec mes amis, que ce serait dommage de ce film pour qu’il sorte début 2014. Ils m’ont dit d’attendre 2015 pour l’événement du centenaire, c’est quand même mieux. Alors, j’ai dit, je ne tourne pas. C’est pour ça que j’ai fait un film que j’appelle « un film de dimanche », « Au Fil d’Ariane » (2014), en attendant de tourner celui-ci.

Votre film contient en fait deux films, un premier de presque 40 minutes sur le procès Tehlirian et un deuxième sur l’ASALA et ses conflits internes. Pourquoi avoir opté pour deux films en un ?

RG : Je ne pouvais pas faire uniquement un film sur le procès.  Par contre, je tenais à faire cette partie parce que c’était le seul moyen de raconter un génocide. Parce qu’un génocide ne se filme pas. On ne peut pas filmer des éventrations, des décapitations, des églises qui brulent etc. On ne peut pas filmer, parce qu’on court un risque énorme, celui que le spectateur ai du plaisir à voir cela, parce que cela fait du spectacle comme dans un film d’action. Donc vous imaginez, c’est pour cela que c’est tout à fait impossible à filmer un génocide. Si on le fait, il faut filmer sans aucune complaisance, il faut filmer pour qu’elle ne soit pas regardable. Il faudrait filmer avec tellement de violence que le spectateur doit quitter la salle. Mais on ne peut pas faire des films pour qu’on ne les regarde pas. C’est le paradoxe absolu.

Dans la partie sur le procès de Tehlirian, vous avez inclus le pasteur Lepsius, témoin du génocide qui apporte les « preuves » nécessaires, vous avez d’ailleurs utilisé des vraies photos du génocide… Pourquoi ne pas y inclure le personnage de Raphael Lemkin, qui s’est basé sur ce procès pour forger le mot « génocide » en 1943 ?

RG : En fait, Lemkin n’était pas là. Il a suivi le procès comme stagiaire mais on n’est pas du tout sûr qu’il ait été là. On dit souvent qu’il l’était, mais il semblerait qu’il n’ait pas assisté au procès. Il l’a suivi, ça c’est sûr, il était très ami d’ailleurs avec les deux avocats de Tehlirian, Von Gordon et Verthauer, qui furent des grands avocats de l’époque à Berlin. D’autre part, c’était assez audacieux et assez complexe d’assumer un départ de film comme ça. Le film commence, on n’en sait rien de où cela va aller. Je crois qu’il y a plus de 30 minutes en noir et blanc d’un procès et on se demande où va le film. Donc il fallait assumer ça et j’avoue que j’ai eu peur de ça cinématographiquement. Du coup, je ne pouvais pas trop détailler le procès. Ou alors, il fallait faire un film avec tout le procès.

La deuxième partie (qui se situe au début des années 1980), montre la violence de l’ASALA. N’y a-t-il pas le danger qu’elle plaise aux négationnistes ?


RG : Je vais dire encore une chose très générale : la vérité est toujours révolutionnaire. Je pense qu’il faut dire les choses en politique. En politique il faut être moral, donc il faut dire ce qu’a été l’ASALA. Et l’ASALA a fait des choses bien, parfois, et a fait des choses pas bien que je condamne absolument, comme l’attentat d’Orly. Je suis en fait comme les personnages du film, comme Aram et Vahé, qui sont tourmentés d’ailleurs. Aram a le malheur de faire une victime innocente, dès qu’il commet cet attentat. Dès qu’on le revoit à Beyrouth, il est torturé, obsédé par cette histoire. En fait, presque au moment où il fait le geste, il remet en cause le geste. Et longtemps après, ce qu’on peut dire aujourd’hui, c’est que l’ASALA a considérablement fait avancé l’idée arménienne. C’est à dire que, sans ça—et le personnage le dit d’ailleurs à la fin que cette histoire l’a réveillé—toute cette mémoire enfouie depuis 60 ans (début de l’ASALA en 1975) ne serait pas ressortie. Et elle est ressortie parce qu’il y a eu ces actions armées. Elles ont été souvent très ciblées, en tout cas, au début. Après ça a dégénéré, tout le monde connaît l’histoire, et d’ailleurs, ça c’est auto-dissous. L’ASALA s’est auto-dissoute sur cette question-là : « Est-ce que c’est de la violence légitime » ? « Quand est-ce que la violence se justifie ? ».



En Turquie, les négationnistes disent souvent aux Arméniens « qu’il faut faire face à l’ASALA », pour renvoyer la balle dans le camp arménien… Votre film peut-il les aider à se confronter avec la cause arménienne ?

RG : Oui. Mais les films ne sont pas faits pour changer les salauds. Pour les gens qui sont ancrés dans leur mauvaise conviction, ce n’est pas un film qui va les transformer. Ce n’est pas mon discours d’ailleurs, il n’y a rien qui les transforme. Ce n’est pas à eux que je m’adresse et je me fous de ce qu’ils pensent. La seule mission que j’ai, c’est de dire la vérité.

Est-ce que nier un génocide n’est-il pas le début d’une reconnaissance ?

RG : C’est une question un peu rhétorique. Comme aujourd’hui, on a étudiés beaucoup de génocides, je crois que le négationnisme fait partie du geste même du crime. En général, les génocides ne se reconnaissent pas, ils se nient au moment où ils se commettent. Même les Allemands, mais il ne faut pas dire les Allemands, il faut dire les Nazis, quand ils ont quitté les camps, ils brûlaient au maximum les cadavres, cachaient les traces du génocide. Une reconnaissance serait d’ailleurs, la preuve, le signal que la Turquie s’est considérablement développée et démocratisée.

Vous avez fait très attention de ne pas vous référer aux « Turcs » et vous avez opté pour « les fascistes turcs »…

RG : ça aussi c’est une vielle habitude. Quand j’ai fait le film « l’Armée du crime » (2009) sur l’Affiche Rouge, il y avait encore deux survivants de l’affiche, dont un qui s’appelait Karaian et que j’adorais. Je l’avais présenté à tous les jeunes qui jouaient dans le film. Il était venu nous parler. Il est mort maintenant. Chaque fois que je lui parlais, je faisais exprès de dire « mais quand même, ce qu’on fait les Allemands », il disait « Non, pas les Allemands, les Nazis ». Il distinguait toujours, parce qu’il disait « j’ai des amis allemands, j’ai des frères allemands, donc on dit 'Les Nazis' ».  Il disait « je n’ai pas tué des Allemands, j’ai tué des Nazis ». Il avait sur cela une maniaquerie forte. Et surtout, le film se passe dans la période où il y avait une junte militaire en Turquie, après le coup d’état militaire de 1980. Donc, c’était des vrais fascistes !

Le personnage de la victime innocente, Gilles, a besoin, dans un premier temps, de « regarder son bourreau en face ». Qui seraient les bourreaux des Arméniens aujourd’hui ?

RG : Comme c’est le pouvoir militaire à l’époque, c’est évident que ce serait les généraux fascistes. Mais si l’on parle d’avant ce serait les Jeunes Turcs. Et aujourd’hui ce serait Erdogan. Avec l’ambiguïté bien sûr que les combattants de l’ASALA n’étaient pas nés à cette époque là. C’est d’ailleurs la seule chose qui était inévitable mais paradoxale, je pense que l’ASALA s’attaquait aux descendants des génocidaires mais évidemment pas à ceux qui l’avaient commis. L’attentat qui est juste dans le film c’est celui commis contre Talat Pacha, celui contre les bourreaux eux-mêmes. Par « juste », je veux dire du point de vue moral, politique et historique. L’assassinat de Talat, je trouve cela exceptionnel.

Faire face aux contradictions de l’ASALA, c’est courageux. Ce film pourrait déranger une partie des Arméniens. Qu’en pensez-vous ?


RG : Oui, mais beaucoup d’Arméniens ont tort. Et moi j’ai raison. Effectivement, il y a toujours deux attitudes. D’abord celui des Arméniens qui disent « ne parlons plus de ça, ça va encore mettre des gens contre nous », tels les Arméniens qui ne sont pas contents de mon film « Voyage en Arménie », parce que je montre qu’en Arménie il y a des voyous, des voleurs, des mafieux. Il faut parler de la vérité, je dis toujours que la vérité est révolutionnaire. Il faut dire la vérité de l’ASALA, avec ses contradictions. Mais aussi avec la nécessité, ce qui est souligné dans le film, de dire aujourd’hui « heureusement qu’il y a eu l’ASALA », même si à cette époque-là, on n’y a pas adhéré. Moi je suis contemporain de l’ASALA mais je n’y ai pas participé. J’ai des amis qui ont adhéré, très proches d’ailleurs. J’ai un ami qui était au lycée avec moi qui en a fait partie.

Il y a une bienveillance envers les Kurdes dans votre film. D’abord Tehlirian dit « qu’ils ne sont pas tous des monstres », puis il raconte un juste kurde qui l’a sauvé...


RG : Je suis très content que vous l’ayez pris comme ça. En fait, ce n’était pas voulu mais c’est simplement vrai. C’est-à-dire, c’est dans le procès-verbal de Tehlirian, il le dit clairement. Justement, c’est ça que j’adore dans ces personnages-là, c’est-à-dire Tehlirian est exemplaire dans ce qu’il dit. Quand il dit : « c’était des Kurdes qu’on avait sorti de prison, ça ne veut pas dire que tous les Kurdes sont des monstres ».  C’est lui qui dit ça, je n’ai fait que reproduire ce qu’il dit. J’aime les gens formidables, des héros comme ça, je trouve ça juste.

La résolution de la question kurde et la reconnaissance du génocide en Turquie sont-elles liées ?

RG : Oui, elle est essentielle. Aujourd’hui c’est sûr que la présence des Kurdes prouve que la Turquie est un pays comme les autres, où il n’y a pas que des Turcs. Ça ne tient pas debout. Et ce qu’il se passe avec les enfants et les petits-enfants des Arméniens convertis, tous les jours il en sort un d’ailleurs, c’est très important. Ces deux éléments sont très importants et pousseront vers la reconnaissance. A part ça, j’ai également des camarades kurdes et j’ai produit trois films déjà de Hiner Saleem.

Le titre du film est très important. On y revient vers la fin du film quand votre personnage dit « Le génocide nous a tous rendu fous, et nous existons grâce à lui ». C'est une allusion à l’identité arménienne après la reconnaissance du génocide ?

RG : Bizarrement depuis un siècle, le génocide et le combat pour sa reconnaissance sont devenu un pilier de l’arménité. Si le génocide est reconnu, c’est vrai que cela nous enlève une jambe. C’est pour cela que j’appelle le film « une histoire de fou ».  Effectivement, on se bat pour reconnaître qu’on a été mort. C’est un paradoxe absolu, puisque on ne se bat pas pour dire qu’on est vivant.  On dit : « On a été mort et dites-nous qu’on a été mort ».  C’est une chose absolument tragique et unique dans la recherche d’identité.



Vous utilisez plusieurs fois des cartes où on voit les frontières de l’Arménie historique. Et à la fin du film, vos personnages répètent que « ce n’est pas la Turquie, c’est l’Arménie ». Quel est votre point de vue sur la demande des territoires par les Arméniens ?

RG : Je pense que, à cette époque-là, c’est-à-dire dans les années 70-80, la revendication par l’ASALA des territoires était forte. Je pense qu’aujourd’hui, cela ne tient pas debout. Je crois que s’il y a l’ouverture de la frontière, si tout le monde passe d’un pays à l’autre, la chose se règle toute seule. C’est pour cela que je dis avec un peu d’ironie à la fin du film, « si on peut y aller, moi je vais peut-être acheter une maison là-bas ».  J’achèterai une maison à Kars, voilà ! Ce sera bien sûr en Turquie, j’habiterai à Kars, mais je serai en quand-même en Arménie. Tout cela peut s’arranger, me semble-t-il, sans revendiquer. Je crois d’ailleurs qu’aujourd’hui aucun Arménien ne revendiquerait de reprendre le Traité de Sèvres et les propositions de Wilson. Il doit y en avoir quelques uns, mais ce n’est pas malin.

A la fin, vous le dédiez le film à vos « camarades turcs en hommage à nos combats communs »...

RG : Bien évidemment, je connais des camarades turcs, je dis bien des « camarades », qui se battent pour les mêmes raisons que moi, pour améliorer le monde, qui sont internationalistes tout en aimant leur pays, bien entendu. Et à tous ceux-là, je tenais à le dire. Dans le film, pour le spectateur qui ne sait rien de cette histoire, on dit quand même pendant deux heures et quart que la Turquie ce n’est pas très sympathique ! Donc je me sentais obligé de dire, ce qui est la position du jeune homme (Aram, le jeune journaliste), qui dit : « je suis internationaliste, un jour il n’y aura plus de frontières, on s’entendra tous ». Et donc je dédie ce film à tous les amis turcs. Et je pense d’ailleurs que cela peut les aider dans ce combat.

Croyez-vous qu’un jour la Turquie reconnaîtra le génocide des Arméniens ?

RG : Je pense que cela arrivera un jour. Je suis optimiste par nature. Je dis comme Ariane (Ascaride) à la fin du film : je suis croyant. J’y peux rien, je suis croyant.

Avez-vous l’intention de faire un film en Turquie ?

RG : Possiblement, je réfléchi à beaucoup de choses. Effectivement, il y a cinquante films que j’ai envie de faire et que je ne ferai jamais. Il y a une chose qui serait assez belle de faire, une biographie de Komitas. Pourquoi, parce que ce qui serait très beau, c’est quand il se promène dans tous les villages d’Anatolie, dans la Turquie profonde et qu’il va rechercher les musiques dans les noces, les fêtes de village. Toute cette quête de chercheur, qui veut récolter, stocker, garder toute cette mémoire, comme s’il avait pressenti ce qui allait arriver. Ça peut être un très beau film. Est-ce que je le ferai, je ne sais pas.


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