PROMISED LAND

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26.03.2013

AVANT PREMIERE NATIONALE à l'issue de la séance, débat animé par Elisabeth Bourgue, présidente de No Fracking France (NFF) sur le thème : les enjeux de l’exploitation du gaz de shiste


Steve Butler, représentant d’un grand groupe énergétique, se rend avec Sue Thomason dans une petite ville de campagne. Les deux collègues sont convaincus qu’à cause de la crise économique qui sévit, les habitants ne pourront pas refuser leur lucrative proposition de forer leurs terres pour exploiter les ressources énergétiques qu’elles renferment. Ce qui s’annonçait comme un jeu d’enfant va pourtant se compliquer lorsqu’un enseignant respecté critique le projet, soutenu par un activiste écologiste qui affronte Steve aussi bien sur le plan professionnel que personnel.


Quand le gaz de schiste libère son poison : l’extraction de ce combustible s’accompagne de risques écologiques et sanitaires passés sous silence. Le point sur la situation aux Etats-Unis.

Les puits et forages pétroliers poussent comme des champignons sur le sol américain, témoins de la nouvelle ruée vers l’or du XXIe siècle – le gaz naturel. Evidemment, tout ce gaz est là depuis longtemps, emprisonné dans les profondeurs de la Terre, dans d’innombrables poches minuscules, comme autant de déversements congelés d’eau de Seltz coincés entre de fines strates de schiste [roche feuilletée]. Mais les compagnies ne disposent que depuis quelques années des techniques nécessaires pour exploiter ces gisements d’une richesse époustouflante – qui pourraient probablement satisfaire la demande en gaz pour le chauffage d’immeubles, la production d’électricité et l’alimentation de véhicules pour les cent ans à venir.
Les fournisseurs d’énergie réclament donc à cor et à cri l’autorisation de forer. Et ils trouvent un soutien inattendu auprès de leurs adversaires traditionnels. Pour les écologistes, l’exploitation du gaz naturel, plus propre que le charbon et le pétrole, contribuerait au ralentissement du changement climatique. Les autorités voient dans cet hydrocarbure de nouveaux gisements d’emplois, ainsi qu’un moyen pour les Etats-Unis de réduire leur dépendance pétrolière à l’égard des pays étrangers.
Reste que la technique de forage envisagée, relativement nouvelle, s’accompagne de risques écologiques non négligeables. La fracturation hydraulique horizontale massive, ou hydrofracturation, consiste à injecter à très haute pression de l’eau en quantités énormes, mélangée à du sable et à des produits chimiques, pour fissurer les formations rocheuses et libérer le gaz.
Un traitement inadapté
Pour chaque puits, l’hydrofracturation peut produire plus de 3,8 millions de litres d’eaux usées, souvent mêlées de sels hautement corrosifs, de substances cancérigènes comme le benzène et d’éléments radioactifs, notamment du radium, tous présents naturellement à plusieurs centaines de mètres de profondeur.
Si cette production de déchets toxiques est bien connue, des milliers de documents internes obtenus par le New York Times auprès de l’Environmental Protection Agency [EPA, agence fédérale de protection de l’environnement], d’organismes publics et de sociétés de forage montrent que les dangers écologiques et sanitaires sont bien plus grands qu’on ne l’a longtemps pensé.
Les risques sont particulièrement graves en Pennsylvanie, où les forages se sont multipliés de façon spectaculaire, avec environ 71 000 puits exploités actuellement, contre près de 36 000 en l’an 2000. La radioactivité mesurée dans les eaux usées est dans certains cas plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de fois supérieure à la limite fédérale autorisée pour l’eau potable. Certes, personne ne boit ces eaux usées, mais si cette comparaison est utilisée, c’est parce qu’il n’existe aucune véritable réglementation fédérale relative aux niveaux de radioactivité acceptables dans des eaux de forage.
Selon les autorités de Pennsylvanie, les compagnies de forage ont acheminé en 2008 et 2009 au moins la moitié de ces eaux usées vers des stations d’épuration publiques dans leur Etat. Le hic c’est que, de l’aveu même des gestionnaires, ces usines de traitement ont une capacité bien moindre d’élimination des polluants radioactifs que pour la plupart des autres substances toxiques. De fait, la majorité de ces infrastructures ne sont pas capables de ramener les taux d’éléments radioactifs à des niveaux respectant les normes fédérales pour l’eau potable avant de rejeter les eaux usées dans des cours d’eau, parfois à quelques kilomètres seulement en amont de centres de production d’eau potable.
Si la Pennsylvanie est un cas extrême, les risques liés à l’hydrofracturation touchent l’ensemble du pays. En 2009, on recensait plus de 493 000 puits de gaz naturel actifs aux Etats-Unis, soit presque deux fois plus qu’en 1990. Environ 90 % auraient eu recours à l’hydrofracturation pour libérer davantage de gaz, d’après les chiffres du secteur. Le gaz s’est infiltré dans les nappes phréatiques dans cinq Etats au moins, dont le Colorado, l’Ohio, la Pennsylvanie, le Texas et la Virginie-Occidentale. La pollution de l’air due à ces exploitations constitue elle aussi une menace grandissante. Ainsi, en 2009, le Wyoming n’a pu satisfaire aux critères de qualité de l’air pour la première fois de son histoire, entre autres à cause des émissions de benzène et de toluène de quelque 27 000 puits, pour la plupart ouverts au cours des cinq dernières années
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En France, alors que les permis de prospection de gaz non conventionnel se sont multipliés en 2010, la contestation grandit, notamment au sein des associations écologistes. Deux rapports officiels sur les impacts environnementaux de l’extraction de gaz de schiste par hydrofracturation ont été commandés pour le mois de juin, l’un par la ministre de l’Ecologie et l’autre par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale.


Indépendante de tout Parti ou Organisation politique, syndicale, religieuse, lʼAssociation
« NO FRACKING FRANCE » lutte contre le fracking « fracturation », ( toutes les fracturations) et toutes autres techniques employées lors de lʼextraction, de lʼexploration et de lʼexploitation de hydrocarbures liquides ou gazeux de roche mère ( schiste, grès houille etc...).
Notre OBJECTIF est de préserver la ressource en eau et de préserver la santé des hommes et des animaux.



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